C’est en trouvant dans les archives familiales la photographie d’une femme penchée sur un moyen format dans les années 1930 – image d’ailleurs utilisée pour la couverture du livre Camera (Manucius, septembre 2015) – que s’est ancrée la question d’une spécificité du regard féminin sur le monde. En prenant comme point de départ le poème Mirror (1961) de Sylvia Plath, et en développant la métaphore du miroir comme écho premier au regard, Marcelline Delbecq a écrit un récit élaboré entre essai et fiction, nourri de documents photographiques à la fois méconnus et incontournables. D’abord lu à haute voix au Musée de l’Orangerie le 7 janvier 2016, dans le cadre de l’exposition Qui a peur des femmes photographes ?, le texte en version anglaise et ses images sont ensuite devenus un poster recto-verso réalisé pour l’exposition Strange Oscillations.

It was when she discovered, in the family archives, the photograph taken in the 1930s of a woman hunched over a medium-format camera – an image, incidentally, that the author used for the cover of her book, Camera (Manucius, September 2015) – that the idea of a specifically feminine view of the world became firmly established in her mind. Taking as her starting point Sylvia Plath’s poem Mirror (1961) and developing the metaphor of the mirror as the primary echo of the act of looking, Marcelline Delbecq wrote a text part essay, part fiction, enriched with little-known yet compelling photographic documents. First performed live at Musée de l’Orangerie on January 7, 2016, as part of the exhibition Qui a peur des femmes photographes, the translated text and accompanying images have then been turned into a poster, specifically created for the show Strange Oscillations.

http://galleries.illinoisstate.edu/exhibitions/2016/strange-oscillations/index.php

http://www.musee-orangerie.fr/fr/evenement/creation-contemporaine-la-derobee

Delbecq - A la dérobée installation

Delbecq - A la dérobée poster